des associations à foison

Depuis mon arrivée mercredi, je ne cesse d’être étonnée par la densité du tissu associatif, partenaire d’une mairie volontariste en matière sociale. Je serai bien loin d’en avoir fait le tour d’ici mon départ, mais je vous fais un aperçu des visites que j’ai pu faire jusqu’ici:

 Tout d’abord, le Secours Catholique qui s’occupe entre autres de la domiciliation, du logement, des vacances… J’ai pu accompagner le départ d’un groupe de familles et de personnes isolées d’origine multiculturelle qui s’en va à Sauvigny pour une dizaine de jours. 

 J’avais une image un peu vieillie du Secours Catholique qui m’a au contraire frappée par la diversité de ses missions et par ses engagements clairs en faveur des plus vulnérables.

 

 

   L’AFAVO : une association qui vient plus particulièrement en aide aux femmes. Je rencontrerai mardi prochain l’une d’elles, pionnière des « médiatrices » de quartier. En attendant, j’ai découvert les joies de la couture en compagnie des femmes du groupe d’échange des savoirs.

 

 L’Espace Césame à Eragny : un Espace Dynamique d’Insertion (EDI) de l’ADSEA destiné aux jeunes en rupture avec le milieu scolaire. Cette structure, située au bord de l’Oise dans un cadre très agréable, accueille une centaine de jeunes par an, pour une durée d’un an environ. Par le biais de divers ateliers animés par des professionnels et des éducateurs, les jeunes stagiaires apprennent à se connaître eux-mêmes et à bâtir un projet professionnel. Parmi ces ateliers on trouve la video, la sociologie, les revues de presse, le théâtre, les jeux de stratégie, les ateliers d’écriture, les mathématiques, la forge, la taille de pierre, les sports rares. La bienveillance vis à vis de chacun est aussi une valeur forte de l’espace CESAME qui permet à nombre de jeunes de reprendre confiance en eux-mêmes et de retrouver le goût d’avancer.

   Je vous laisse deviner ce qui est écrit sur la grille qu’ils sont en train de réaliser et admirer la construction de leur puits.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, le Maillon, qui est à la fois une grande épicerie sociale, et une structure qui ramène vers le monde du travail des personnes en difficultés par le biais, notamment, d’un jardin d’insertion ou de l’informatique. Un atelier coiffure a été récemment ouvert pour les femmes.

 

S’il n’est pas toujours évident pour une structure de travailler quasi exclusivement avec des bénévoles, j’ai pu saluer la qualité de leur investissement. L’une d’elles proposait les produits de l’épicerie sociale (des éléments de première nécessité vendus au plus bas) avec un tel sens du commerce qu’il ne s’agissait plus d’acheter des quenelles en conserve ou une boîte de sardine mais d’acquérir des denrées alléchantes et sans aucun doute savoureuses!

Et ce jour là, la queue était longue devant l’épicerie!

 

 

05/07/2008

3 Réponses pour “des associations à foison”

  1. Redigé par JP:

    Salut Véronique !

    Merci pour ces premières pages.
    A côté des associations, et à travers quelques premières photos, on devine le thème de la coexistence fraternelle (?)
    de cultures différentes, plus qu’ailleurs certainement ; pourras-tu en parler si tu as l’occasion ?

    Tes photos sont sympas et réussies, comme toujours ;) , les deux fillettes sont adorables.

    A+
    JP

  2. Redigé par delannoy:

    bonsoir Véronique, je viens de lire tous tes commentaires, c’est super tout ce que tu découvres et vis. Je continuerai à te lire car je suis actuellement à Lyon jusqu’au 15 aout. grande unuion de prière. monique

  3. Redigé par Micheline:

    Bonjour Véronique,

    Je suis votre nouvelle collocatrice du foyer Boissac, Micheline Wardé. Je suis très contente de faire votre connaissance à travers ce site que soeur Monique m’a passé.

    Je vous félicite pour vos oeuvres, une personne comme vous, mérite bien de porter le nom d’ assistante sociale.

    Vos commentaires m’ont touché du fond du coeur spécialement le suivant:”Ici, je vois que la France est une terre d’asile (malgré les difficultés) et je suis fière de me dire que ces personnes en saris ou en boubous sont ou seront françaises comme moi et que leurs différences m’enrichit ici sans que j’aie besoin de prendre un avion pour Delhi ou Bamako “!
    Une personne qui est capable d’accepter cette réalité, de la voir comme un point de richesse pour son pays, d’essayer de la soigner le temps que possible en aidant ses membres, me laisse penser à notre seigneur, ” Aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimé”

    J’ai hâte de vous rencontrer, je suis sure que l’année à venir va être très enrichissante pour moi, en faisant votre connaissance.

    Amitié,

    Micheline

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